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KESTA

Kesta est une de ces gosses-cailloux. Ce sont les enfants qui s’agitent dans les rues, qui roulent comme des cailloux sur le bitume de nos villes. Ils traînent. Quand ils le peuvent, ils vont à l’école. Ils sont les enfants de la débrouille. Des enfants qui vivent au milieu de la pauvreté et des insultes. Avec leurs manières de gosses, ils luttent !
 

Tous les jours, Kesta se cache dans un passage souterrain pour ne pas prendre la navette scolaire. Elle ne veut pas qu’on la voit, la regarde, qu’on lui parle, car elle a honte de vivre vers la friche, à "l'endroit déconseillé".


Elle rencontre pourtant dans cette cachette l’Homme sans années. Ce personnage aux accents autant spirituels que farfelus, vit là, devant des graffitis ; il va poser un œil sur elle. C’est là que tout commence !
 

Tentatives d’échanges, provocations mutuelles : l’adulte et l’enfant apprennent à se connaître. Jusqu’à l’arrivée de C qui a raté la navette…
Celui-ci est un enfant curieux. Il va à la rencontre de Kesta. Il s’intéresse à elle. Il fera exprès de rater le bus afin d’avoir l’occasion de la croiser, de lui parler, de la connaître. Méfiante et agressive, Kesta ne se laisse pas approcher si facilement !

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Création : 2022

Représentation : du 24 janvier 2023 au 11 février 2023 au Théâtre du Grand Rond / Toulouse

Tout public : à partir de 9 ans

Durée : 1H

Texte : Manon Ona

éditions : Théâtrales Jeunesse

Mise en scène : Ludovic Camdessus accompagnée du regard bienveillant de : Fanny Violeau

Interprétation : Morgane Nagir, Manuel Diaz et Ludovic Camdessus.

Créateur Lumière : En cours...

Créateur Son : En cours...

Administration : Cie Nobody

REMERCIEMENTS À NOS PARTENAIRES

Théâtre du Grand Rond (Toulouse), Le Tracteur (Cintegabelle), Centre Culturel Bonnefoy, La Brique Rouge MJC Empalot...

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LES SOUTIENS FINANCIERS

Théâtre du Grand Rond (Toulouse), en recherche...

Selon moi, Kesta, c’est l’histoire d’une libération.

 

Nous accompagnons Kesta au fil de rencontres qui l’aident à dépasser un sentiment de honte. Kesta fait face à de nombreuses injustices. Malgré cela, elle s'oblige à la combativité. Une combativité qui crie haut et fort un droit qui devrait, de facto, appartenir à tous : le droit à la considération et à la dignité. La combativité de Kesta nous a séduits, elle est pleine d’insolence et de révolte maladroite. Plein de peurs également. Comment s’en affranchir ? ça se laisse pas faire, ça se débat, ça crie pour exister, ça tagge sur les murs. ça fait pas comme ça doit. Et alors ? Kesta ?

 

La pièce concerne trois personnages, c’est-à-dire trois manières d’échanger, trois façons de dialoguer. trois comédien.ne.s donneront corps et vie à ses différentes façons de relationner avec l’autre.

 

Nous nous réunissons, non seulement comme des acteurs et des créateurs qui veulent faire leur métier, faire du théâtre mais aussi et surtout pour faire voir les réalités et les intimités de vies souvent invisibilisées. Donner à voir la vie de Kesta, jeune collégienne honteuse de vivre vers la friche, à l'"endroit déconseillé". Faire entendre la parole d’un SDF philosophe, l’Homme sans année. Montrer que la solidarité et l’amitié de C qui a raté la navette peut alléger et soulager.

Faire exister les vies marginales. Faire exister ces trois rôles hors du commun. Voilà ce qui a fait naître notre désir de création et constitue aujourd’hui notre première motivation.

Si Kesta est engluée dans un déterminisme social, ses réflexions internes vont bien au-delà. Elle traverse des méandres bien plus profond et plus intense. Kesta questionne philosophiquement sa place dans le monde. Mais elle ne le fait pas comme le ferait un intellectuel, elle le fait avec bien plus d’intelligence : elle le fait sincèrement comme elle est. Elle le fait comme une ado traversée par de multiples envies et désirs – tant de mort que d’amour. Kesta est bouleversée comme tout un chacun, par ses passions et ses affects. Kesta existe comme elle peut, en ne comprenant rien, en s’énervant, en pleurant, en s’agaçant parfois.

 

L’homme sans année est un mendiant plein de sagesse. Un homme pauvre mais riche de cœur et d’intelligence. Si l’autrice le surnomme ainsi, c’est pour souligner le fait que les SDF – marqués par les difficultés de leurs vies dans la rue – ne paraissent pas leurs âges. Cela signifie peut-être qu’ils portent un mystère. Celui de la vie qui est sur un fil, le mystère du je-ne-sais-quoi et du presque-rien. L’enjeu théâtral pour nous est de lui apporter ses caractéristiques propres, celles d’un homme hors du temps et des normes, avec l’expérience des années, plein de connaissances et en observation fine du monde qui l’entoure. Ce rôle de SDF contemplatif nous ramène autant à notre propre vulnérabilité devant les aléas de la vie qu’à des figures célèbres des clochards célestes.

 

C qui a raté la navette est un être joyeux, curieux et ouvert. Nos spectateur.ices les plus jeunes pourront aisément s’identifier à lui. Par sa bienveillance, il est capable du meilleur. Il est un vrai ami qui écoute et qui dit ce qu’il faut. En s’intéressant à Kesta, il lui permet de dénouer ce noeud de la honte qui serre en elle. Cette relation permet à Kesta de restaurer sa confiance en elle et de se repositionner en tant qu’actrice de son destin. C qui a raté la navette témoigne d’une amitié profonde. Nous savons que, par la relation avec une personne différente qui n’est pas du même milieu social ou qui est d’un autre tempérament, nous élargissons nos horizons. C’est cette vérité que Kesta expérimente à la rencontre de ce personnage et celle-ci que nous voulons mettre au plateau. Il faut le dire les deux adolescents sont animés par un tension sexuelle inconsciente qui apporte d’autant plus de charme à ses personnages. On sent qu’ils sont l’avenir, ceux et celles à partir de qui tout sera possible.

Du moins, si ils osent relever leur chance.

 

Quel bel exemple pour nous que cette entraide que l’on peut s’apporter simplement les uns les autres ! Nous, les artistes du spectacle vivant pouvons être les relais, les passeurs d’une telle idée. D’autant plus aujourd’hui, alors que la crise sanitaire et la crise économique nous font vivre dans la peur de l’avenir et la défiance. D’autant plus aujourd’hui où la pauvreté reste l’urgence oubliée. D’autant plus où tous ces questionnements nous amènent à des interrogations existentielles plus profondes sur notre existence, sur le sens de la vie. Porter la parole des « invisibles » devient alors une necessité pour nous. Notre désir est de mettre en avant cette histoire singulière. Une histoire particulière entre trois personnages uniques. Une histoire qui met en scène les exploits du quotidien et les mots de ceux que l’on ne voit jamais sous les projecteurs.

Ludovic Camdessus

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QUELQUES IMAGES EXTRAITES DES REPETITIONS :

Les comédien·ne·s et La scénographie à différentes étapes d'élaboration.

(encore inachevée - Work in progress)

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